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Quelques conseils de base pour faire sa généalogie

  • Généalogie
ADLA - Arbre généalogique
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Arbre généalogique

La généalogie est une passion pour beaucoup, mais certains hésitent à se lancer, ne sachant pas comment commencer les recherches. Voici quelques indications sur les premières démarches à effectuer et une présentation de quelques sources susceptibles d’enrichir les premières investigations.

  • Rechercher les papiers et les photos de famille

Dans les greniers ou auprès des « anciens » de la famille, on peut retrouver des informations qui permettront de faciliter les premières recherches pour construire l’arbre généalogique. Les livrets de famille, les livrets militaires seront les bienvenus pour fournir des renseignements sur des lieux de naissances et des filiations tombés souvent dans l’oubli. D’autres documents peuvent être utiles pour retrouver la piste d’un aïeul, comme les actes notariés qui fourmillent d’indications précieuses de lieux ou de témoins, lesquels pourront s’avérer des pistes possibles. Les correspondances, les cartes postales donnent parfois des informations sur des parents qui ont quitté la famille et qui profitent d’occasions festives pour donner de leurs nouvelles. Leur nouveau domicile peut ainsi être repéré. Autant d’éléments nécessaires pour suivre une branche perdue et retrouvée. Mais la généalogie n’est pas constituée uniquement avec des documents écrits. Les photographies identifiées permettent notamment de mettre un visage sur les personnages.

Une fois la récolte de ces documents familiaux effectuée, il convient de mettre en forme le résultat des recherches et de reconstituer l’arbre en y plaçant les divers collatéraux : oncles, tantes et cousins. Cette seconde phase se fait par écrit. Il s’agit des premières pousses de l’arbre généalogique à matérialiser sur papier ou sur traitement de texte. Il est primordial de prendre tout de suite les bonnes habitudes dans ces longues recherches. Pour chaque personne retrouvée, on note les lieux (naissance, décès et mariage), les dates et d’une manière générale tous les renseignements que l’on peut retrouver.

La première phase de la recherche terminée, il faut désormais se rendre dans un service d’archives ou consulter les archives en ligne pour poursuivre les investigations.

 

  • Rechercher dans les archives publiques

La phase suivante consiste à remonter le temps en recherchant les aïeux, génération après génération. Pour chacun d’entre eux, on peut reconstituer son état civil (naissance, décès et mariage). La consultation des actes de naissance et de mariage se fait librement passé le délai de 75 ans déterminé par le Code du patrimoine ; les actes de décès ne sont pas concernés et peuvent être mis à la disposition de chacun sans délai.

Une filiation n’est pas toujours simple à établir. Pour être sûr qu’il s’agit des bons individus recherchés, il faut retrouver en priorité l’acte de mariage (filiatif) ou à défaut l’acte de décès (souvent filiatif à partir du XIXe siècle). Cette recherche de l’acte de mariage doit obéir à une certaine logique : le point de départ est une naissance d’enfant, le mariage des parents a dû se faire au moins neuf mois avant (attention : ce délai est indicatif, certains se marient le jour de la naissance de leur enfant ou l’enfant est peut-être le dernier d’une fratrie de dix, ce qui entraine une recherche du mariage bien avant !). Pour affiner ce travail, il faut considérer l’âge de la mère (qui ne peut pas enfanter tout au long de sa vie) inscrit souvent dans l’acte de naissance. Si cette dernière est dite avoir 30 ans, il faut rechercher le mariage des époux entre les 18 ans et les 30 ans de la mère.

Pour faciliter les recherches, il existe depuis 1802 un outil important, les tables décennales. Ces tables, établies dans chaque commune, recensent les naissances, mariages, décès des personnes par tranche de dix années. Les mariages ne sont pas toujours célébrés dans les communes de naissance des enfants mais le plus souvent dans la commune de naissance de l’épouse. On peut être ainsi amené à rechercher dans les communes voisines et à élargir petit à petit le cercle de celles-ci avant de retrouver l’acte désiré.

L’état civil est un héritage de la Révolution et date de 1792. Auparavant, les prêtres tenaient des registres paroissiaux et établissaient des actes de baptême, de sépulture et de mariage qui établissaient, comme l’état civil, la filiation. Ces registres sont, pour la plupart, tenus depuis la seconde moitié du XVIIe siècle.

Accessibles en ligne : les actes des baptêmes, mariages et sépultures jusqu'en 1792, puis des naissances, mariages et décès depuis 1792 jusqu'en 1892, des paroisses et communes de Loire-Atlantique (sauf état civil de Nantes : voir les Archives municipales). Tables décennales depuis la Révolution jusqu'en 1902 des registres d'état civil des communes de Loire-Atlantique.

 

  • Pour aller plus loin

La généalogie peut aller plus loin que la simple recherche de filiations. Les archives publiques conservent ainsi de nombreux documents qui offrent la possibilité de rentrer un peu dans l’intimité de lointains parents et d’enrichir les connaissances sur les familles.

Citons pour exemples :

-          Les archives des notaires (sous-série 4 E) : elles permettent de mieux reconstituer l’histoire d’une famille (contrats de mariage, testaments, achats et ventes de terrains,…). Accessibles en ligne : les répertoires de notaires (enregistrement chronologique des actes passés devant les notaires) des communes de A à R, parfois jusqu'en 1940;

-          Les archives des successions (sous-séries 4 E et 3 Q) : elles permettent de connaître le patrimoine d’un défunt et ses héritiers. Accessibles en ligne : les tables alphabétiques des successions et absences, établies par les bureaux de l'administration de l'enregistrement de Loire-Atlantique, depuis 1791 jusque vers 1945 ;

-          Les recensements de population : ils permettent de retrouver la composition des familles. Accessibles en ligne : les listes nominatives des personnes recensées dans les communes de Loire-Atlantique, établies tous les cinq ans, à partir de 1836 jusqu'en 1931 (sauf 1871) ;

-          Les matricules militaires (sous-série 1 R) : ils permettent d’établir la carrière militaire d’un aïeul. Accessibles en ligne : les registres de matricules militaires des hommes âgés de 20 ans recensés par les bureaux d'Ancenis et de Nantes de 1878 à 1920 ;

-          L’inscription maritime (série C et sous-série 7 R) : elle permet de reconstituer la carrière d’un marin année par année. Bientôt accessible en ligne.

 

 

A noter : les archives accessibles en ligne sur Internet sont une facilité offerte au public. On notera cependant que la période chronologique proposée peut être plus réduite sur Internet que sur place en salle de lecture. On notera également que tous les documents utiles à la généalogie ne sont pas numérisés.