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La Loire-Atlantique se souvient…

La Première Guerre mondiale, cette "Grande guerre" qu’on souhaitait "la der des ders", fut un choc terrible pour notre pays et pour notre département. Plus de 25 000 soldats de Loire-Atlantique y laissèrent la vie.

 

Transcription
0:10Le travail de mémoire est essentiel, bien sûr pour comprendre ce qu'il s'est passé,
0:15pour comprendre le présent et pour construire l'avenir. On a besoin de se construire sur
0:21ses racines. Il ne faut pas oublier ces 25 000 morts pour la France sur notre territoire
0:27et c'est essentiel pour nos habitants qu'ils sachent que ce ne sont pas simplement des
0:33soldats, ce sont avant tout des hommes de Loire-Atlantique qui ont donné leurs vies pour la France
0:41Afin que ces hommes ne tombent jamais dans l'oubli, les Archives départementales ont
0:46créé le Mémorial virtuel : Une base de données qui recense les noms des 25000 poilus
0:52de Loire-Atlantique morts au combat. Le Mémorial virtuel peut-être enrichi de documents ou
0:58d'informations apportés par des particuliers. Ici, Michelle Gautier, contributrice, a emmené
1:04au Archives les lettres de son grand-père envoyée depuis le front.
1:10J'ai toujours ressenti dans les lettres qu'il y avait beaucoup d'amour entre eux.
1:16À l’époque, on était très pudique. Même celle-ci : "ma chère petite femme adorée".
1:24Je ne sais pas si tout le monde s'exprimait comme ça même à l'époque.
1:29C'est très intéressant parce que ça nous fait vivre toute l'histoire qu’ils ont vécue.
1:35Ça raconte tout ce qu'ils ont vécu que nous ignorions.
1:38Même si nos enfants sont intéressés, peut-être ne garderont-ils pas les documents, je sais que là, ils sont
1:46là et ils resteront. Ça restera en mémoire pour ceux qui sont restés à la guerre.
1:52Photos, correspondances, fiche matricule, chaque jour, les Archives départementales
1:57reçoivent des contributions de particuliers. L'archiviste procède alors à un long travail
2:02de contrôle et d'analyse avant leur mise en ligne. Depuis ses débuts en avril 2013,
2:08plus de 2000 contributions sont venues enrichir le Mémorial virtuel de Loire-Atlantique.
2:13Particulier, association, mairie, chacun peut enrichir ce Mémorial, c’est-à-dire vérifier les
2:20informations, les compléter. Et pour les particuliers, nous fournir des documents privés,
2:25correspondances, photographies, ce qui permet de mettre un visage sur le nom d'un Poilu
2:32et de découvrir un peu de la personnalité de ces soldats à-travers la correspondance
2:36qui est mise en ligne et accessible de chez soi.
2:40Vous pouvez vous aussi enrichir le Mémorial virtuel en déposant des documents ou en complétant
2:46les fiches soldats sur : archives.loire-atlantique.fr.

En 1914, le Département de Loire-Inférieure montre son engagement auprès du gouvernement par un vœu patriotique d’Union sacrée. À la session du 17 août 1914, le président du conseil général Léon Jamin affirme : 
« toutes nos volontés sont unies dans une pensée commune : le salut de la patrie. L’heure du danger a sonné. La France seule demeure entourée de tous ses enfants, unis dans un amour commun qu’aucune force ne saurait rompre ».

À l’arrière du front, le département participe à l’effort de guerre : des souscriptions locales et nationales sont organisées pour lever des fonds (le 28 février 1915, la « journée du 75 » permit de collecter 19000 francs, soit l’équivalent de 5 millions d’euros) et de nombreuses usines se reconvertissent en industries de guerre. Les chantiers navals notamment deviennent des usines d’armement où les prisonniers militaires et les femmes prennent le relais des hommes partis combattre. À partir de juin 1917, les Américains installent leur base n°1 en Loire-Inférieure, avec Saint-Nazaire comme quartier général. Le Département prend aussi en charge les réfugiés, via une allocation. À la fin du conflit, il en aura accueilli près de 61000.

Responsable d’un comité de secours des réfugiés mis en place dès août 1914, Émile Gabory est aussi archiviste départemental. C’est lui qui réalise le premier recensement des morts pour la France dans le département, Les enfants du pays nantais et le XIe corps d’armée, publié en 1923. Il en totalise près de 26 000. 
Le Maréchal Foch, qui rédige la préface de l’ouvrage, précise que les mobilisés de la Loire-Inférieure s’illustrèrent particulièrement en Champagne, en 1915, lorsque la 22e division d’infanterie s’empara du village et de la butte de Tahure ; à Verdun, en 1916, avec la reprise du fort de Vaux par l’un des régiments de Loire-Inférieure ; dans l’Aisne, en 1917 ; ainsi qu’au Chemin des Dames et en Champagne en 1918.
La bataille de Maissin (22 août 1914), les combats de Bulson (27-30 août 1914), l’offensive de Champagne de 1915, de même que la bataille de Verdun (1916), furent des journées particulièrement meurtrières pour les unités du Département.

Un siècle plus tard, le Département de Loire-Atlantique prolonge ce travail de mémoire, pour rendre hommage à ces soldats morts pour la France. Il ne s’agit pas seulement de tenter d’en dresser une liste exhaustive, mais bien de redonner un peu d’humanité à ces hommes dont le souvenir ne se maintient parfois que par un simple nom gravé sur un monument aux morts. Sortir ces hommes de l’oubli, tel est l’objectif de « La Loire-Atlantique se souvient », projet labellisé par la Mission du centenaire de 14-18.

Cette commémoration montre aussi l’attachement du Département de Loire-Atlantique à son histoire, et sert avant tout un travail de mémoire collective. Car cet hommage, c’est aussi maintenir auprès des jeunes générations le souvenir de cette guerre. Il est temps, aujourd’hui plus que jamais, de recueillir les témoignages de nos aïeux et de les transmettre à nos enfants.

Valoriser l’action des communes et des associations d’histoire et d’anciens combattants de Loire-Atlantique, promouvoir et communiquer au plus grand nombre la richesse des fonds des Archives départementales, favoriser l’échange et la transmission intergénérationnelles, permettre à chaque citoyen de prendre part au projet, tels sont les axes forts de « La Loire-Atlantique se souvient ».

Prendre contact

  • Archives départementales de Loire-Atlantique
  • 6, rue de Bouillé
  • BP 23505
  • 44035 NANTES cedex 1
Tél :

02.51.72.93.20

Votre interlocuteur aux Archives départementales est Fabrice CHEIGNON

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